La résidence permanente, un long parcours plein d’embûches | MyConsultant

La résidence permanente, un long parcours plein d’embûches

L’excuse de la COVID-19 est de moins en moins suffisante pour justifier les difficultés liées à l’acquisition de la résidence permanente autant par les réfugiés, étudiants étrangers, immigrants.

Des délais importants

Le journal La Presse, se basant les observations fournies par Radio-Canada, rapporte qu’au printemps 2021, les dossiers de plus de 50 000 détenteurs d’un « certificat de sélection du Québec » (CSQ) ayant soumis une demande de résidence permanente au Canada étaient encore en attente dans le système de traitement d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC).

L’administrateur d’un groupe Facebook visant à rassembler et à soutenir l’ensemble des demandeurs d’une résidence permanente « estime que IRCC est en train de traiter des dossiers reçus fin 2019, début 2020 » avec, dans certains cas, des dossiers datant de 2018.

Le plus gros problème est l’incertitude liée aux délais: les gens demandent un calendrier clair.

La réponse d’IRCC

En réponse à une demande de mise à jour qui lui a été envoyée, IRCC a déclaré ne pas disposer de données autres que celles divulguées concernant le traitement des dossiers de travailleurs qualifiés datant du printemps 2021.

Des coûts importants

Dans le cas de M. Biampandou, détenant le statut de réfugié, et de sa famille, le voyage intermunicipal qu’exige IRCC pour qu’ils puissent passer leur examen médical aux fins de l’immigration, est assez couteux. Incluant les frais de transport, l’hébergement à l’hôtel et les frais de l’examen médical pour chaque membre de la famille, ce coût se compte à 5000$ US.

Or, là où ça se corse davantage, est qu’IRCC a communiqué un an plus tard avec M. Biampandou pour l’informer que les résultats n’étaient plus valides et qu’il devait repasser les tests, chose difficilement recevable pour le moral et le portefeuille.

Une situation ambiguë

D’une part, les échanges publics entre le fédéral et le provincial ne sont pas rassurants, chacun se renvoyant le blâme et le fardeau de la situation. Plus encore, le coeur même du système donne des étourdissements: le nombre d’immigrants que le gouvernement québécois demande à IRCC d’accepter chaque année dans la province, est inférieur au nombre de CSQ distribués. De ce fait, le CSQ ne signifiant plus le rapprochement vers la résidence permanente, beaucoup de travailleurs qualifiés ayant obtenu le premier demeurent en attente plus de 24 mois en moyenne pour obtenir la deuxième, pendant que dans les provinces anglophones, les délais ne sont que de six mois.

Source: Lapresse.ca

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