Pandémie: le bon côté des choses | MyConsultant

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Pandémie: le bon côté des choses

Pandémie: le bon côté des choses

S’il est courant de rappeler le côté déplorable de la pandémie, il n’en demeure pas moins qu’on puisse, comme dans toute chose, y trouver une certaine ambivalence.

Parmi les divers enjeux qui ont compromis la croissance de plusieurs entreprises québécoises dans les dernières années, il y a celui de la pénurie de main d’oeuvre. Ce problème assez aigu qui précède la pandémie, serait, selon des spécialistes de l’IDQ « la préoccupation principale des entreprises, peu importe la taille, la région, l’industrie ou le fait d’exporter ou non. » En temps normal, face à une situation de la sorte, on observe un éternel dilemme entre ces deux types de réponse: l’intervention étatique qui, d’une part, vise à créer « artificiellement » des incitatifs dans les secteurs en besoin, via des programmes de subventions, des augmentations de salaires ou autres ; ou encore l'approche plus libérale, visant à laisser le déroulement naturel et arbitraire du marché opérer à des transformations. Or, tandis que la première alternative présente le risque d’interrompre le bon déroulement de l’économie, l’autre a pour désavantage de prendre beaucoup de temps avant qu’il n’en advienne une restructuration du marché.  

Cela nous emmène vers un constat sur l’effet possiblement curateur de la pandémie, à cette idée qu’elle représenterait une « troisième voie ». Effectivement, puisque la pénurie de main d’œuvre reste, malgré les autres impacts économiques générés par la gestion sanitaire, l’essentiel des défis pour les entrepreneurs, on peut supposer que la situation sanitaire sera un catalyseur qui fera accélérer la chute de certains secteurs forçant ainsi l’adaptation de l’économie et d’une main d’œuvre qui aura à se refaire.  

Tout de même, il est primordial que ces transformations se déroulent en maintenant les fondamentaux tels que la poursuite scolaire chez les étudiants, qui représentent un apport indispensable à la société, d’où l’importance que le gouvernement doit donner à entretenir leur intérêt. En effet, des chercheurs du CIRANO ont établi une corrélation positive entre le niveau d’études atteint et le rendement privé, qui est de 15% plus élevé pour les détenteurs d’un baccalauréat par rapport aux détenteurs d’un DES (diplôme d’études secondaires). L’amélioration des stages et des programmes de prêts et bourses, par exemple, ne peuvent donc être que bénéfiques dans l’optique où un gouvernement désire continuer d’attirer et de garder ses étudiants.   

En fin de compte, bien que le manque de main d’œuvre sévisse depuis un certain temps, les mesures sanitaires qui bouleversent le cours de l’économie depuis le début de la pandémie pourraient toutefois présenter une occasion de dépasser ce blocage. C’est également un moment opportun pour l’immigrant, dont l’accueil sera d’autant plus chaleureux qu’il aura de la facilité à intégrer le marché et répondre à divers besoins, surtout dans les domaines plus en demande tels que la menuiserie, l’infirmerie, l’éducation, l’informatique, l’agriculture, la comptabilité, l’électricité et d’autres. Ainsi, la bienvenue est tout aussi bien offerte pour les étudiants étrangers.